09 janvier 2008
JOURNAUX TELEVISES : NOS PROJETS
« Il y a deux catégories de télévision : la télévision intelligente qui fait des citoyens difficiles à gouverner et la télévision imbécile qui fait des citoyens faciles à gouverner. » (Jean Guéhenno)
Sur l’indispensable démocratisation des heures de grande écoute, et singulièrement des JT de TF1 et France 2 (voir notre manifeste fondateur), le RDT envisage les actions suivantes :
1. Faire la preuve, par l’image, qu’un autre JT est possible.
En l’état actuel de nos moyens, nous nous proposons de confectionner des vidéos de quelques minutes sur les « vérités d’Evangile » que nous sert quotidiennement la messe, publique ou privée, du 20 heures. Le dispositif filmique s’organisera en deux séquences principales : reprise de l’info partiale, simpliste ou mensongère diffusée par le JT officiel / présentation de la même info par le JT du RDT. Applicable à de très nombreux sujets, ce dispositif sera prochainement testé sur le problème des faux chiffres du chômage que diffusent régulièrement les JT officiels. En l’état actuel de la démocratie, ces vidéos, appelées à faire collection, seront visibles sur Internet.
2. Création d’un pool d’analyses et d’interventions sur les JT de TF1 et France 2.
Composé de journalistes et de citoyens capables de rédiger rapidement un communiqué de presse, il aura un rôle d’alerte et de mobilisation de l’opinion sur les simplismes, mensonges ou mises en scène délibérément tendancieuses de nos deux plus grandes chaînes.
Si ces projets vous intéressent, si vous avez d’autres idées qui vont dans le même sens, n’hésitez pas à prendre contact avec le RDT : plus nous serons nombreux, inventifs, efficaces, plus nous aurons de chances de réussir.
17 décembre 2007
Téléchargements Manifeste, adhésion et logos
Vous trouverez ci-dessous le manifeste fondateur de l'association, avec en page 3 du pdf le bulletin d'adhésion à nous renvoyer ; les logos couleur et noir et blanc de l'association.
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Téléchargements Logo NMM
Vous trouverez-ci dessous le logo "Non à la monarchie médiatique", prolongement durable de l'action Journée sans Sarkozy de 2007. Destiné à être apposé sur vos sites Internet, blogs, à figurer dans vos courriels, il vous permettra de manifester quotidiennement votre opposition à la sarkozyte médiatique.
Si vous souhaitez recevoir ce logo sous forme d'étiquettes adhésives, à coller sur vos papiers à lettre, enveloppes, etc., merci de nous adresser un courriel indiquant vos coordonnées postales et la quantité demandée.
Téléchargements Action Journée sans Sarkozy 2007
Vous trouverez ci-dessous le texte de l'appel, les communiqués de presse et le logo de la Journée sans lui du 30 novembre 2007
_Blog_RDT_Appel_30112007
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_Blog_RDT_Communique_191107_Journalistes
_Blog_RDT_Communique_221107_SIA
_Blog_RDT_Communique_261107_PPolitiques
_Blog_RDT_Communique_281107_PPolitiques2
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Téléchargements Contacts Presse
Si vous souhaitez entrer en contact avec grands et petits médias, n'hésitez pas à télécharger le fichier d'adresses ci-dessous. Il a été confectionné pour l'action Journée sans lui mais peut servir en toute occasion !
Vous trouverez ci-dessous le même carnet d'adresses mais sous un format facilement importable sous Outlook ou Thunderbird. Nous y avons adjoint un manuel - ou tutoriel - qui vous explique comment réaliser cette importation sous Outlook :
_Blog_RDT_RDT_contacts_Presse
_Blog_RDT_Tutoriel_Carnetadresses_Outlook
16 décembre 2007
Le communiqué du 17/12/2007
Les 7 prix de la « Journée sans lui »
ou
comment tirer gaiement le bilan et poursuivre…
Prix Merci
Décerné à toutes les personnes qui, journalistes, politiques, syndicalistes, intellectuels, artistes ou simples citoyens, ont trois mois durant et le Jour J soutenu notre appel en faveur de la démocratie et la liberté de la presse. Des mentions spéciales sont attribuées à : La Feuille pour son engagement dès l’origine ; La Nouvelle République pour sa une du 13 septembre ; Le Nouvelobs.com pour son compte à rebours et sa page d’accueil du 30 novembre ; France-Inter, le même jour, et Guy Bedos pour son amusant inventaire des présidents de la Ve République, ainsi que l’auditrice de Là-bas si j’y suis pour ses « biiiiiips » à la place du nom à éviter ; les milliers de sites et blogs qui ont relayé et encouragé notre initiative. Sans oublier, bien sûr, toutes celles et ceux dont l’action nous est restée inconnue ou qui, vu l’époque, ont dû conserver l’anonymat…
Prix Daily Motion
Décerné à un jeune vidéaste de 26 ans, répondant au pseudonyme de Granpamini, dont l’excellent film est visible sur :
http://www.dailymotion.com/video/x365p6_journee-sans-sarkozy-dans-les-media_politics
Prix Ego
Décerné à « Lui per-son-nel-le-ment » pour son silence, bref mais encourageant, durant les grèves et, surtout, ses « Moi, je » répétés lors de son intervention télévisée du 29 novembre.
Prix Sarkozyte aiguë
Décerné, premiers ex aequo, à Jean-Michel Aphatie (RTL, Canal+) et Didier Pourquery (Libération) pour le zèle et le fiel, l’un à l’oral (Grand journal de Canal du 17 septembre) et l’autre à l’écrit (édition du 1er-2 décembre).
Prix Censure
Décerné, premiers ex aequo, aux journaux télévisés de TF1 et France 2 qui, malgré le retentissement national et international qu’a connu l’appel, n’ont pas daigné lui accorder la moindre seconde d’antenne.
Prix 30 novembre (2008, 2009, …)
Décerné conjointement à Catherine Lemorton (députée de la Haute-Garonne) et Jean-François Kahn (président du conseil d’administration de Marianne). Dans leurs textes de soutien transmis au RDT (cf. communiqués des 7 et 26/11), ils ont su exprimer avec humour et conviction le souhait collectif de voir reconduite la « Journée sans lui ». Ignorées début septembre, la question de l’omniprésence médiatique du président, l’inéquité des temps de parole politique, l’absence de pluralisme aux heures de grande écoute, sont désormais sur la place publique. C’est, en soi, une sacrée réussite. Et qui sait si l’année prochaine…
Prix Idée (en attendant…)
Décerné, au final et après une joyeuse délibération, au logo « Non à la monarchie médiatique ! ». Mis en pièce jointe, bientôt disponible sous forme d’étiquettes adhésives, il est destiné à être apposé sur vos sites Internet, blogs, courriels, papiers à lettre, enveloppes, vêtements, etc. Le large mouvement d’opinion qui s’est manifesté en faveur de la démocratie dans les médias doit encore s’amplifier.
TELECHARGEZ LE COMMUNIQUE ET LE LOGO :
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28 novembre 2007
Le communiqué du 28/11/2007
De nouvelles personnalités politiques soutiennent la « Journée sans lui » du 30 novembre
Voici les textes qui nous ont été communiqués par : Catherine Coutelle, Frédéric Fillion-Quibel, Koffy Ghyamphy, Jean Lassale, Kofi Yamgnane.
Bravo pour votre initiative ! Je m'associe à votre « journée sans lui » et ne pas le nommer est déjà une gageure.
Combien de temps tiendrons-nous ? Le voyage en Chine atteint des sommets : entendu ce matin sur un radio de large audience qu’« il aurait signé 2 fois plus de contrats que Chirac ». Ira-t-il gagner toutes nos médailles aux Jeux olympiques ? Sur les droits de l'homme ce fut profil bas, mais dans les médias aussi...
Alors une journée « sans », quel progrès !
Catherine Coutelle, députée de la Vienne (PS)
Une journée sans notre matamore agité ? Voilà une nouvelle utopie... Mais on y prendrait vite goût. Rêvons donc !
Frédéric Fillion-Quibel, Vice-Président du Conseil Régional de Picardie à l'Education.
Je m'associe à votre initiative. Le 30 novembre sera une grande journée de respiration démocratique pour notre pays !
Koffi Ghyamphy, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen
Le 30 novembre, sachez-le, je suivrai votre appel et ne parlerai donc pas de lui.
Jean Lassale, député des Pyrénées-Atlantiques (NI)
Je souscris à votre cause et donne mon accord pour figurer parmi ceux qui militent pour cette journée.
Kofi Yamgnane, vice-président du Conseil général du Finistère
TELECHARGEZ LE COMMUNIQUE :
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26 novembre 2007
Le communiqué du 26/11/2007
De nombreuses personnalités politiques soutiennent la « Journée sans lui » du 30 novembre
Voici les textes qui nous ont été communiqués par : Juliette Benedetti, Jean-Pierre Chevènement, Michèle Delaunay, Daniel Ehret, Laurent Fabius, Paul Fromonteil, Jean-Patrick Gilles, Elisabeth Kergoat, Alain Krivine, Catherine Lemorton, Noël Mamère, Didier Mathus, Michel Sapin.
S'il est un savoir-faire qui n'a pas échappé aux professionnels de la communication et du marketing, c'est celui de l'emballage. Une bien jolie boîte et un gros nœud cacheront une piètre contenance en chocolat, voire une qualité moindre de ce dernier. La multiplicité de l'encartonnage et du plastifiage justifiera le coût exorbitant d'une cartouche d'encre. L'omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias ne serait-elle que de l'emballage ? « Une journée sans Sarko » ne relèverait pas alors de l'anecdote ou d'une petite blague d'intellos à l'encontre du pouvoir en place, mais bien d'une vraie tentative pour alerter ceux qui croient encore que (sic) « ce qu'il dit, il le fait ». Parce que ça, c'est bien de l'emballage !
Juliette Benedetti, candidate Modem aux élections législatives 2007
Sachez-le : je soutiens votre initiative.
Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC
Bravo pour la « Journée sans Sarkozy » : l’humour est souvent plus efficace que tout.
Michèle Delaunay, députée de la Gironde (PS)
Et si elles s’unissaient toutes, les forces diverses qui rejettent le libéralisme échevelé qu’incarne « sans complexe » le solitaire de l’Elysée ? Si elles se rassemblaient dans l’inédite posture du grand silence démocratique, rendant particulièrement grotesque, par antinomie, le tintamarre névrotique de Nicolas Ier ? J’y verrais une forme nouvelle de sagesse politique consistant à renoncer dignement à l’amplification médiatique, à l’abandonner pour un temps aux effets virtuoses et creux du plus roublard des communicateurs que la France ait connus depuis Bonaparte. Ce boycott sans précédent, cette ataraxie de contraste, je me plais à le croire, aurait pour salutaire conséquence un réveil massif des innombrables consciences qu’assoupit aujourd’hui, depuis tant de mois, l’hypnotique et sempiternelle médiatisation du monologue sarkozien.
Daniel Ehret, écrivain, responsable local des Verts Alsace
Que penser d'une démocratie où des citoyens aspirent à vivre 24 heures sans que leur principal dirigeant apparaisse dans les médias ? Que celle-ci ne se porte pas au mieux.
Chaque jour, à la radio et à la télévision, le chef de l'Etat s'éveille, déjeuner, dîne avec nous. Au fil de la journée, les chaînes d'information continue nous donnent de ses nouvelles. Nous croisons son visage sur les kiosques, les bus, les affiches. Impossible d'y échapper, comme jadis à la fumée du tabac dans les lieux publics.
Cette stratégie ne doit rien au hasard. Elaborée depuis 2002 et l'arrivée de l'intéressé au ministère de l'Intérieur, elle consiste à saturer l'espace et à occuper sans cesse les esprits. L'agitation permanente oblige la presse à relayer l'action plutôt qu'à l'analyser. La personnalisation mâtinée de peopolisation vise la dépolitisation : on décortique la méthode, le style, les postures, rarement le contenu des décisions prises ou leurs effets. Il est regrettable que certains à gauche se laissent prendre au piège comme s'il s'agissait seulement pour l'opposition de commenter l'actualité élyséenne ou de contester la seule méthode.
Cette surexposition conjuguée à l'appropriation de plusieurs médias par les amis, est désormais une question d'équilibre démocratique. Aujourd’hui, l’expression du président de la République dans les médias audiovisuels n’est pas décomptée. Il serait juste que son temps d’intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l’opposition. J'ai souhaité qu'un article sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. La rédaction suivante pourrait servir de base de travail : « L’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d’en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d’intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition. » Cet aspect est devenu probablement plus décisif pour l’équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques. La prise en compte de cet enjeu sera l'un de mes critères d'appréciation de la réforme des institutions.
Laurent Fabius, député de Seine-Maritime (PS)
Le Groupe PCF à la Région Poitou-Charentes s’associe à votre mouvement.
Je pense en effet que la présidentialisation excessive du pouvoir autour de Sarkozy est une mauvaise chose pour la République.
La République a besoin d’une démocratie populaire et représentative qui ne peut passer par le pouvoir absolu autour d’un homme niant le principe républicain de l’équilibre des pouvoirs.
Pour répondre aux enjeux sociétaux d’aujourd’hui, il faut partager les pouvoirs, partager les richesses, partager les savoirs. C’est dans une telle démarche que se situe l’efficacité économique sociale et politique d’une société moderne. C’est dans cette voie que les hommes et les femmes vivront ensemble, en harmonie avec les grandes valeurs assurant l’avenir de l’humanité.
Paul Fromonteil, vice-président du Conseil régional Poitou-Charentes (PCF)
Je m’associe à cette journée parce que je pense que c’est l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion sur le phénomène de collusion entre Nicolas Sarkozy et les grands groupes industriels, notamment ceux de l’armement et du nucléaire, qui détiennent de surcroît les grands médias. Il faut réfléchir à une loi, de type anti-trusts, qui freine la concentration des pouvoirs : espérons que le débat sur la réforme des institutions nous en donne l’occasion ! Le 30 novembre, il sera de salubrité publique que chaque citoyen réfléchisse à cette situation indigne d’une démocratie moderne.
Jean-Patrick Gilles, député d’Indre-et-Loire (PS)
Plus on se montre, plus on est apprécié. Cette théorie, Sarkozy en a pris le parti. Soit, chacun sa stratégie. Il a juste oublié le principe de la démocratie, à savoir la possibilité d’expression des autres partis. Médias, ne soyez pas complices de ça, retrouvez l’honneur de votre profession, ce n’est qu’un début, continuons le combat !
Elisabeth Kergoat, candidate Modem aux élections législatives 2007
Un des mérites de la grève dans les transports, c’est d’avoir réduit au silence pendant plusieurs jours N. Sarkozy.
Une journée sans Sarkozy c’est bien mais c’est 5 ans qu’il faudrait car, le lendemain, le réveil risque d’être douloureux.
Contrairement à Sarkozy, la LCR défend l’indépendance des médias, le pluralisme de l’information, ce qui nécessite une lutte contre la concentration des grands groupes audiovisuels. Pas d’information libre et indépendante sans un véritable service public de l’information et de l’audiovisuel, sans journalistes dont la qualification soit reconnue par des statuts protecteurs et une rémunération satisfaisante.
Alain Krivine, porte-parole de la LCR
J’ai fait un rêve : « une journée sans lui » !!
Une journée sans sa vie privée, son divorce, son ex-femme, son jogging, ses vacances, son frère « Lagardère », son ami Bush…
Bref, tout ce qui fait le populisme de cet « hyper Président », hyper présent… hyper lassant, hyper navrant avec ses hyper slogans… !
Le nommer serait le faire encore une fois exister.
Patientez, chers concitoyens,
Votre peine plancher était de 1825 journées ; vous en avez effectué 202 ; vous êtes juste assurés d’une remise de peine de 5 « journées sans lui » !
Pour faire passer le temps, travaillez plus pour gagner…moins !
Catherine Lemorton, députée de la Haute-Garonne (PS)
Votre idée d’une journée sans Sarkozy est excellente. Mais je parie que, excédés par ce véritable harcèlement médiatique, les Français finiront par se lasser et par « débrancher » le pantin agité de l’Elysée.
Noël Mamère, député de la Gironde (Verts)
L'appel à une « journée sans Sarkozy dans les médias » que votre association a lancé est une heureuse initiative.
J’ai moi-même alerté le Conseil supérieur de l’audiovisuel sur les dérives auxquelles nous assistons depuis l’élection de Nicolas Sarkozy.
La double pression de l’exécutif et des actionnaires des grands groupes de presse commence à poser de sérieux problèmes pour la liberté de la presse dans notre pays.
Je souhaite plein de succès à cette journée du 30 novembre.
Didier Mathus, député de Saône-et-Loire (PS)
Aujourd'hui, le Président de la République est devenu un acteur incontournable et imposé du paysage audiovisuel. On le constate, il ne se passe pas un jour sans que les médias ne relatent l'action, les déplacements, les activités du Président de la République, du jamais vu dans l'histoire de la Ve République. Alors que quelques grands groupes du secteur industriel possèdent la plupart des médias de l'hexagone, et que les patrons de ces groupes sont des amis personnels de Nicolas Sarkozy, ce constat ne suffit pas à expliquer l'omniprésence du Président de la République dans les médias. Nicolas Sarkozy a imposé sa façon de faire de la politique et de se rendre indispensable à des journalistes qui ressentent le besoin de le mettre en avant régulièrement.
La « journée sans Sarkozy dans les médias » est une action symbolique qui va permettre aux citoyens de prendre acte de l'omniprésence du Président de la République dans les médias et leur montrer que « l'homme providentiel » n'est pas le seul à conduire la politique de la nation, qu'il est accompagné par un gouvernement et une majorité. Mais, j'espère surtout que ce sont les journalistes qui vont prendre conscience de la dérive actuelle. Ils doivent reconquérir leur liberté de pensée et d'expression qui est déterminante pour le métier.
Mais, au delà de cette journée symbolique, je suis convaincu avec mes collègues socialistes, de la nécessité de faire évoluer les règles qui protègent l'expression pluraliste. Afin d'assurer une équité de traitement entre les différentes formations politiques, les socialistes proposent de faire évoluer le mode de décompte du temps de parole effectué par le CSA. Au vu du rôle de chef de la majorité endossé par le Président de la République, il convient maintenant d'intégrer son temps de parole dans le quota alloué aux membres du gouvernement.
Michel Sapin, député de l'Indre, secrétaire national du Parti Socialiste à l'économie
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22 novembre 2007
Le communiqué du 22/11/2007
Ils sont syndicalistes, intellectuels, artistes et soutiennent la « Journée sans lui » du 30 novembre
Voici, avant un prochain communiqué consacré aux personnalités politiques, les textes qu’ils ont transmis au RDT :
Je suis partagé. D'un côté je trouve que cette initiative a le mérite de pointer avec humour une question qui pose un réel problème ; d'un autre, je me dis que, au vu de ce qu'est le système médiatique, le risque est qu'à donner le mot d'ordre de ne pas parler de Nicolas Sarkozy on aboutisse à donner un motif de parler encore de Nicolas Sarkozy ce jour-là. (…) En fait je pense que ce type d'initiative n'a de sens que si elle débouche sur une prise de conscience, une réflexion critique sur le fonctionnement des médias et leurs rapports avec le(s) pouvoir(s). J'espère que ce sera le cas.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU
Je ne suis pas le mieux placé pour répondre, moi qui n'ai plus la TV depuis longtemps et qui ne me laisse imposer la lecture des journaux qu'avec parcimonie. Reste qu'à mon sens, l'initiative engagée est excellente, de l'ordre du test libertogène. (…) Si la journée sans Sarkozy pouvait seulement nous encourager à l’émancipation et nous porter à réclamer auprès des relais médiatiques la durable discrétion de ce Président…
Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à Paris IV, membre du CREA et écrivain
C'est une excellente initiative, à la fois drôle et grave. Sous ses dehors légers et parce qu'elle semble ne vraiment pas demander grand chose – une journée, juste une journée qu'est-ce que c'est ? – elle permet de prendre toute la mesure de la situation détestable qui s'instaure en France. On pouvait déplorer jusqu'alors que les Français aient trop tendance à tout attendre de l'Etat. Désormais ils sont conviés par l'hypermédiatisation à tout attendre d'un président qui se substitue systématiquement à son propre gouvernement et aux Français eux-mêmes. L'appel à une journée sans Sarko, énoncé sans les diatribes habituelles dans ce genre de dénonciation et avec l'humour nécessaire, a le mérite de tirer judicieusement la sonnette d'alarme.
Alain Caillé, professeur de sociologie à Paris X, directeur de la Revue du MAUSS et écrivain
J’ai été particulièrement frappé, durant les mois qui ont précédé l’ouverture de la campagne pour l’élection présidentielle, par le nombre très élevé d’individus qui, membres de mon entourage ou dont j’ai pu entendre les propos dans des lieux divers, ont été soit interloqués, soit indignés par la fréquence des apparitions du candidat Nicolas Sarkozy dans les différents médias et à la télévision en particulier. J’ai donc accueilli comme une initiative particulièrement bienvenue la création du Rassemblement pour la démocratie à la télévision (RDT) qui, alliant l’humour à la volonté mesurée d’interpeller aussi bien les professionnels des médias que l’opinion publique, nous contraindra à regarder autrement, c’est-à-dire d’un point de vue critique, les journaux télévisés le 30 novembre 2007. L’écho déjà rencontré par les « lanceurs d’alerte » qui sont à l’origine de cette initiative vient heureusement nous rappeler à quel point la démocratie, comme forme politique d’organisation de la controverse, nécessite d’être irriguée par l’expression d’une pluralité de points de vue.
Yves Dupont, professeur émérite de sociologie et écrivain
Je ne peux que soutenir une telle initiative, même s'il est bien triste pour notre société de devoir en arriver là (comme d'ailleurs à des journées sans achat, des barbouillages de publicités abusives ou des fauchages d'OGM). La réduction de la politique au spectacle et du spectacle au matraquage publicitaire est le symptôme d'une maladie grave de notre société et d'une corruption mortelle du projet démocratique.Tous mes vœux de réussite pour cette journée en attendant la semaine, le mois, l'année et finalement la vie sans Sarko. J'ai découvert dans le dernier livre d'Ivan Illich que l'incarnation, Dieu devenu chair, se dit en grec Ensarkosis !
Serge Latouche, professeur émérite d’économie et écrivain
Plus il parle et plus on souffre du silence en France. Instituer dès lors, une fois l’an, une journée sans lui, puisqu’il détient déjà toutes les autres, revient à décider d’abord d’une journée pour nous. Vingt-quatre heures contre l’occupation de notre langue par un seul, tendues comme une minute de silence et belles comme un jour de fête, comme un lâcher de ballons épuisant la voix du Maître sous la polyphonie des humbles et des êtres ordinaires. Vingt-quatre heures comme un formidable appel d’air, pour remettre du contenu dans les mots, leur redonner vie et sens, offrant le pouvoir de dire à ceux qu’on n’entend pas comme à chacun d’être à nouveau acteur de son histoire. Fin de l’infantilisme, retournement de tendance, inversion des rapports ; reprise en main, relance, réappropriation de soi : j’entrevois du bonheur dans cette proposition, de l’euphorie, suffisamment de liesse en tout cas pour faire de cet avènement un futur jour férié, une grande journée nationale de libération collective de la langue.
Patrick Leboutte, essayiste, critique itinérant, historien du cinéma.
J'entends ça et là les commentaires grincheux des partisans du petit Nicolas à propos de cette « journée sans Sarkozy »... Ils ont tort, c'est pour son bien. Cependant, en tant qu'ancien juge, je sais qu'on ne débarrasse un toxicomane de son addiction que contre son gré, hélas. C'est pourquoi, de tout cœur avec cette entreprise de santé publique, je clame… Aidons Nicolas à se passer de lui-même, en lui montrant l'exemple : privons nous de lui !
Laurent Lèguevaque, ancien juge d’instruction et écrivain
Une journée c’est peu, mais c’est un début.
Gilles Perrault, écrivain
Je salue votre initiative salutaire pour la démocratie. (…) Elle ne permettra sans doute pas à Sarkozy d’être « effacé » ce jour-là. Mais elle permettra, au moins, aux citoyens de réfléchir sur le monde qu’on est en train de leur préparer et aux journalistes sur le « berlusarkozysme » qui a tant besoin de leur passivité pour prospérer.
Didier Peyrat, magistrat et écrivain (on peut lire l’intégralité des réflexions de Didier Peyrat sur la Journée sans Sarkozy sur http://www.marianne2.fr/Pour-contrer-Sarkozy,-il-faut-une-vision-du-monde_a81265.html?PHPSESSID=1c41a503c8043db43bb83f5887ac3f3f)
Une journée sans lui, c’est surtout une journée sans eux.
Une journée où l’on signifie que journaux, télés et radios ne peuvent devenir la possession d’un petit groupe oligarque : après Europe 1, TF1, le Figaro… Les Echos sont devenus la propriété des proches du président.
Une journée sans lui... si c’est possible !
Pour les journalistes, c’est un peu plus de liberté d’expression.
Pour la politique, c’est de la démocratie.
Pour la démocratie, c’est une bouffée d’air.
Pour le peuple, c’est l’espoir d’être entendu au-delà des faits divers.
Stéphane Gourdon, dit Noof, auteur-compositeur-interprète
TELECHARGEZ LE COMMUNIQUE :
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19 novembre 2007
Le communiqué du 19/11/2007
Après Jean-François Kahn, de nouveaux journalistes, de tous horizons, dénoncent la sarkozyte médiatique et soutiennent
la « Journée sans lui » du 30 novembre
Ils sont français ou étrangers, célèbres comme Bruno Masure, ou au contraire méconnus. Ils travaillent en agence, à la télé, à la radio, dans des journaux ou en indépendant. Voici les textes qu’ils ont transmis au RDT :
Plus enjouée que la journée sans alcool, plus riche en volutes bleutées que la journée sans tabac, plus mobile que la journée sans voiture : la journée sans Sarko se veut reposante en diable, aussi relaxante pour les nerfs que détendante pour les pupilles. A nous, n’en déplaise à Jean-Michel Apathie et consorts, de nous approprier cette excellente initiative.
Anne Carpentier et Guy Nanteuil, rédactrice en chef et journaliste à La Feuille
Une journée sans Sarkozy…mais pourquoi faire ? Pour un journaliste, n’est-ce pas presque faire grève ou…se retrouver au chômage technique ?! Osons croire que non ! Pourquoi une journée sans lui ne serait pas l’occasion, au contraire, de travailler l’actualité autrement que depuis l’angle du bureau de presse du gouvernement ? C’est probablement une saine utopie, utile, ne serait ce que pour établir que la presse est encore libre de parler…Mais de quoi parlerons-nous ? Ben…de tous les autres ! Et cela donne encore du pain sur la planche !
Clara, journaliste à la Radio Ici et Maintenant
Il n’y a pas si longtemps, chaque 22 septembre, les Français, et même pas mal d’Européens, étaient invités à « célébrer » la Journée sans voitures. Une initiative largement critiquée qui avait participé, pourtant, au mouvement général de prise de conscience des méfaits du tout routier. Aujourd’hui, c’est le monde médiatique qui souffre d’une autre forme de pollution, orchestrée celle-là, instillée quotidiennement par les services de l’omni-président, et qui pourrait bien, à terme, contribuer à faire fondre tout esprit critique. Sarkozy par-ci, Sarkozy par-là, un jour avec les cheminots, l’autre avec les pêcheurs, le mardi avec Bush, le suivant avec Merkel… Le tri n’est pas toujours facile à faire pour les journalistes censés « couvrir » l’Elysée. Cette « Journée sans Sarkozy », symbole autant que boutade, tombe donc à pic pour poser le problème de cette omniprésence médiatique, aussi bien auprès des citoyens que des journalistes eux-mêmes.
Alexandre Fache, chef-adjoint de la rubrique société de L’Humanité
Votre initiative a fortement retenu l’attention en Allemagne. Depuis les élections présidentielles les médias allemands aussi informent beaucoup sur Nicolas Sarkozy. Pour nos auditeurs ce n’est pas un secret que le président francais avance en force, se couronne personnellement de succès diplomatiques et se montre omniprésent. L’initiative de vouloir passer une journée sans le numéro 1 politique est donc compréhensible. L’Amérique du Nord fête ce 30 novembre le Buy Nothing Day pour faire réfléchir sur notre comportement de consommation et ses conséquences. Dans ce sens, votre initiative peut servir à réfléchir sur notre propre consommation de médias et à faire prendre conscience aux journalistes qu’ils portent une grande responsabilité dans notre société. Mais attention ! Le Buy Nothing Day en Amérique est une des journées au plus fort chiffre d’affaires… La journée sans Sarkozy dans les médias connaîtra-t-elle aussi un effet boomerang ?
Stéphanie Markert, correspondante de la Radio publique allemande (ARD)
Ce Bonaparte du PAF me fatigue, et TOUS les médias entrent dans son jeu. Laissons-le aller dans le mur, en klaxonnant, comme il le fait si bien...
Bruno Masure, journaliste à LCP
Il existe un endroit, un seul, un media un seul, où l’on ne parle jamais de lui. Une toute petite station de télévision du service public, au cœur de la Sarthe. On ne parle jamais de lui pas plus que l’on ne parle de son Premier ministre, pourtant l’enfant du pays. Mais ne nous leurrons pas, ce n’est pas par choix rédactionnel. C’est tout simplement parce qu’il ne vient jamais ici. Car si l’on pouvait on le ferait, comme tout le monde, comme tous les journalistes à l’affût d’une moindre réaction. Nous irions ventre à terre. Les journalistes sont perdu la tête, ils ont perdu toute retenue, toute distance. Mais pourquoi donc ? Je n’ai pas de réponse. La nécessité d’avoir un faire-valoir, de croire que l’on fait partie du même pouvoir ? Peut-être. Sûrement. Parler de lui, l’interviewer, c’est un peu être lui. Se donner l’illusion que l’on est un grand reporter. C’est comme un vêtement de marque sans lequel on n’a aucune existence, aucune appartenance.
Il est grand temps de se réveiller. Le 30 novembre ?
Marie-Aimée Ide, journaliste
Stop au matraquage médiatique. La Journée sans Sarkozy – du jamais vu ! – vise un réveil des consciences. Un bol d’air frais pour vivifier le pluralisme et la démocratie.
Pascal Krop, journaliste et écrivain
Je suis d'accord sur le principe de cette journée, à condition que ce soit l'occasion pour tous les journalistes d'adresser à notre Président des messages de sympathie et de compassion pour le cruel traitement qu'on lui fait subir !
Didier Porte, chroniqueur et humoriste
Je signe des deux mains pour cette journée. Une journée sans Sarko (mais alors pas du tout !), c’est comme un premier jour de vacances en bord de mer après six mois de boulot dans une multinationale vidéosurveillée où un petit chef n’arrête pas de te gueuler dessus en te poussant à travailler plus pour gagner plus. Tu as beau dire que toi le boulot c’est pas ton truc, personne ne t’écoute...
Denis Robert, journaliste et romancier
Une journée sans président de la République à l'antenne devrait quand même être envisageable, sans choquer personne, dans une démocratie adulte. Mais c'est quasiment impossible de s'y plier pour un journaliste. Le contenu des journaux est décidé par la hiérarchie. Et il y a les impératifs de l'actualité. Imaginez que Sarkozy annonce ce jour là un treizième mois pour les agents SNCF, en échange du renoncement à leur régime spécial ! Votre démarche est agréable, car elle met des mots sur le ras-le-bol des citoyens, que les journalistes perçoivent. On a parfois vu le président 3 ou 4 fois dans le même journal de 20 heures. Personnellement, je réclamerai au mois un quart d'heure sans Sarkozy dans chaque JT.
Ce qui m'a plu dans l'intersyndicale des journalistes, c'est qu'elle fait des propositions concrètes pour qu'on garantisse l'indépendance des rédactions en réalisant l'exploit de ne pas citer une seule fois le nom de M. Sarkozy !
Nicolas Thiéry, journaliste à l’AFP
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